Tu as une spring reverb, un écho à bande ou une bonne vieille pédale de delay, et tu veux la faire tourner sur ton mix. Ou alors tu as basculé le switch FX SEND de INT vers EXT, et rien n’a bougé.
Réponse courte : le Dub Mixer a quatre départs d’effet, un par source (CH 1, CH 2, AUX 1 et AUX 2). Chacun part au choix vers l’unité d’effets interne, ou vers ta machine externe par les prises FX SEND et FX RTN. Le switch INT/EXT ne route rien tout seul : il arme une destination, et c’est le potard FX SEND que tu bouges ensuite qui la récupère.
C’est ce détail qui bloque la plupart des gens la première fois. On voit tout dans l’ordre : le câblage, la procédure d’assignation, le dosage du retour, et les réglages qui vivent dans le configurateur.
Ce que fait la boucle d’effets du Dub Mixer
Le Dub Mixer embarque son propre moteur d’effets, et il sait aussi sortir vers une machine externe. Les deux chemins partagent la même mécanique : un départ d’effet par source, et un sélecteur de destination.
Quatre sources ont leur propre potard FX SEND :
- CH 1 et CH 2 : les deux canaux principaux, quelle que soit la source sélectionnée dessus.
- AUX 1 et AUX 2 : tes micros, tes instruments, tes sources live.
Le potard dose la quantité de signal envoyée à l’effet. La destination, elle, se choisit avec le switch FX SEND, en position INT ou EXT.
Une source part vers une seule destination à la fois. Mais chaque source est indépendante. Tu peux très bien envoyer ta platine sur ton écho à bande externe pendant que le micro branché en AUX 1 part dans le delay interne. C’est le mode de jeu le plus courant en dub : la voix dans une machine, la musique dans l’autre.
Le chemin complet, du canal au mix :
CH 1 / CH 2 / AUX 1 / AUX 2 → FX SEND → INT (effets internes) ou EXT (prise FX SEND) → effet externe → FX RTN → passe-haut → mono → gain → mix principal
Un point qui a son importance en jeu : le départ est pris après le volume et après le crossfader. Quand tu fermes le fader d’un canal, tu coupes aussi ce qui alimente l’effet.
[IMAGE : schéma de principe global de la boucle FX Send / FX Return]
Le détail du routage interne, canal par canal, est dans Au cœur du Dub Mixer : fonctions internes et routage audio.
Brancher ton effet externe
En face arrière, tu as deux prises dédiées : FX SEND et FX RTN.
Les deux sont des jacks stéréo 6,35 mm asymétriques. Une seule prise par direction, pas une pour la gauche et une pour la droite : la voie gauche est sur la pointe, la droite sur la bague.
Côté câble, ça dépend des prises de ta machine d’effet :
- Ta machine a deux prises jack séparées : un câble jack stéréo 6,35 mm vers deux jacks mono.
- Ta machine est en RCA : un câble jack stéréo 6,35 mm vers deux RCA.
Tu répètes l’opération dans l’autre sens pour le retour : les sorties de ta machine reviennent sur FX RTN. Les deux câbles sont dans le pack de câbles complet, avec le reste de ce qui se branche autour du mixer.
Ta machine d’effet doit sortir en 100 % wet. Dans une boucle send/return, le son sec est déjà dans le mix, il passe par le canal. Si ta pédale renvoie du sec en plus de l’effet, tu le doubles, et tu récupères du filtrage en peigne. Cherche le réglage mix ou dry/wet de ta machine et pousse-le à fond côté wet.
Si ton effet travaille en mono, ou si tu n’as qu’un câble mono sous la main, passe le send en mono depuis le configurateur. Sans ça, un jack mono ne récupère que la voie gauche.

Envoyer une source vers l’interne ou vers l’externe
C’est ici que ça coince pour beaucoup de monde. Le switch FX SEND n’est pas un sélecteur global qui bascule toute la machine. Il arme une destination pour le prochain potard que tu vas toucher.
La manip tient en deux gestes :
- Place le switch FX SEND sur INT ou sur EXT.
- Tourne le potard FX SEND de la source que tu veux router.
C’est fait. Cette source est assignée à cette destination, et elle la garde en mémoire. Les autres sources ne bougent pas.
Le piège : si le switch est déjà sur la destination que tu veux, il ne se passera rien. Il faut qu’il change de position pour armer. Bascule-le sur l’autre position puis remets-le (INT vers EXT vers INT), et tourne ton potard ensuite.
Une fois que tu as ça en main, tu répartis tes sources comme tu veux. Un exemple qui tourne bien en live : CH 1 et CH 2 sur l’écho à bande externe pour la musique, AUX 1 sur le delay interne pour le micro. Tu joues sur deux effets différents toute la soirée sans jamais retoucher le switch.
Doser et nettoyer le retour d’effet
Le retour ne rentre pas brut dans le mix. Il passe par sa propre chaîne de traitement avant d’arriver au bus principal : passe-haut, puis option mono, puis gain.
Le passe-haut, c’est celui qui change tout. Un delay ou une reverb qui reçoit de la basse te renvoie une bouillie qui encombre le bas du spectre et fait travailler tes scoops pour rien. Le filtre coupe le grave du retour et garde l’effet là où il doit être, dans le médium et l’aigu.
Il y a aussi un passe-haut du côté du départ, actif par défaut. C’est lui qui empêche la basse de partir dans l’effet dès le début de la chaîne. C’est la réponse à la question qui revient le plus souvent : « pourquoi ma basse passe dans mon delay ? »
L’option mono somme le retour, utile quand ton effet travaille en mono, ou quand ton système est câblé en mono.
Le gain cale le niveau du retour avant qu’il rejoigne le mix. C’est ton dosage global d’effet, quand les potards FX SEND font le dosage source par source.
Les réglages qui vivent dans le configurateur
Une partie des réglages de la boucle ne sont pas en façade. Ils sont dans le configurateur, l’interface web qui te sert à personnaliser ta machine. Tu y trouves :
- La destination par défaut de chaque départ. Tu décides ce que chaque source fait au démarrage, sans avoir à tout réassigner à chaque fois que tu allumes.
- Le passe-haut du départ et sa fréquence de coupure.
- Le mode mono du départ et du retour.
- L’envoi de la sirène et du sampler vers les effets. Il n’y a pas de potard FX SEND pour eux en façade : leur envoi est un réglage interne, que tu poses une fois dans le configurateur.


La prise en main du configurateur est détaillée dans Comment configurer et personnaliser votre Dub Mixer.
L’unité d’effets interne (INT. FX)
Quand une source est routée sur INT, elle arrive dans la section INT. FX de la façade. Quatre commandes pilotent l’effet chargé : TIME, MOD, VOL et TAP. Ce que chacune fait dépend de l’effet en place.
Avec le delay, tu retrouves le temps de retard sur TIME, la profondeur de modulation sur MOD, le volume de l’effet sur VOL, et le tempo tapé à la main sur TAP.
Toujours sur le delay, le TAP mérite un mot, parce qu’il a deux modes. LED éteinte, tu es en mode manuel et le potard TIME règle le temps. Tape le tempo que tu veux : le bouton se met à clignoter, continue jusqu’à ce qu’il reste allumé en continu. Là tu es en mode tapé, et le potard TIME est désactivé. Pour revenir en manuel, tourne TIME jusqu’à retomber sur le tempo tapé, et la LED s’éteint.
Le détail de chaque commande de façade est dans Contrôles de la face avant et arrière du Dub Mixer.
Questions fréquentes
Prêt à faire tourner tes effets ?
Si tu débutes avec la boucle d’effets en général, le principe est expliqué à part dans comment et pourquoi utiliser une boucle d’effet (Send / Return).
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